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[Cours niveau I ] Chapitre 5 : Le matériel


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Dernière mise à jour le dimanche, 24 février, 2002
1. La bouteille de plongée

Description

La bouteille de plongée comprend trois parties essentielles :

  1. Le corps métallique en acier ou en aluminium, suffisamment résistant pour contenir de l'air comprimé à une pression d'environ 200 bars. Sa contenance est variable suivant-les modèles. Le plus courant est le mono-bouteille de 12 litres de capacité avec une réserve de 30 bars.

  2. Le sanglage, qui est composé de deux sangles dorsales semblables à celles d'un sac à dos et d'une sangle d'entre jambes, appelée sous-cutale que l'on attache après la boucle de la ceinture. Ces sangles sont réglables. Le plongeur doit donc les ajuster à sa taille avant le départ. La sous-cutale doit être tendue. Ce sanglage est maintenant souvent supprimé, le gilet étant fixé à la bouteille.

  3. La robinetterie qui se compose elle-même de trois parties :
    1. un robinet d'ouverture et de fermeture.
    2. un orifice de sortie de l'air autour duquel une gorge est destinée à accueillir un joint torique qui assurera l'étanchéité avec le détendeur.
    3. un mécanisme de réserve mû par une tige métallique.

La réserve

La réserve est une sorte d'alarme qui avertit le plongeur que sa bouteille sera bientôt vide. Un ressort taré, à une pression de 30 bars environ, pousse un clapet qui obture l'orifice de sortie de l'air. Tant que la pression contenue dans la bouteille est supérieure à 30 bars, l'air, plus puissant que le ressort, le comprime et passe par l'orifice. Quand la pression avoisine 30 bars, le ressort n'est plus assez comprimé pour que l'air puisse s'échapper. Le plongeur ressent alors une gêne respiratoire. Mais dès que la pression est inférieure à 30 bars, le ressort est le plus puissant, et l'air ne peut pas sortir. Il faut tirer sur la tige de réserve, pour comprimer de nouveau le ressort et dégager l'orifice. L'air peut alors sortir librement, jusqu'à ce que la bouteille soit vide.

Capacité d'une bouteille

Très souvent, les néophytes demandent "Combien de temps peut-on rester sous l'eau avec une bouteille ?".
Il faut savoir que le temps d'utilisation d'une bouteille dépend :

  1. de sa capacité (volume en eau)
  2. de sa pression de gonflage
  3. de la profondeur à laquelle le plongeur se trouve
  4. de la respiration du plongeur

Prenons un exemple avec une bouteille ayant un volume intérieur de 12 litres, gonflée à 180 bars.
Ce même air détendu à la pression atmosphérique occuperait un volume de : 180 x 12 = 2 160 litres.

Si cette bouteille est utilisée par un plongeur ayant une consommation de 20 litres par minute à la surface, combien de temps peut-il rester à 20 mètres en supposant qu'il remonte avec un minimum de 50 bars dans sa bouteille ?

Pression disponible : 180 - 50 = 130 bars
Volume disponible mesuré à la pression de 1 bar : 130 x 12 = 1560 litres

A 20 mètres, l'air disponible est donc de : 1560 / 3 = 520 litres

Avec une consommation de 20 litres / minutes la durée de la plongée est de : 520 / 20 = 26 minutes

Alliage

Métaux utilisés :

Entretien et législation

Chaque bouteille doit porter inscrits, soit dans le métal, soit dans une plaque soudée ou rivetée :

  1. La marque ou le nom du fabricant
  2. la date de mise en service
  3. Sa dernière date du contrôle des mines + le poinçon tête de cheval
  4. Sa capacité en litres
  5. La pression de service de la bouteille (actuellement à 200 ou 230 Bars)
  6. La pression d'épreuve = 1 fois 1/2 la pression de service (300 Bars ou 345 Bars)
  7. Le poids à vide
  8. Le contenu de la bouteille (air comprimé)
  9. Le numéro de série

Une bouteille de plongée doit être ré-éprouvées par le Service des Mines :

  1. Tous les 5 ans si elle est en aluminium
  2. Tous les 2 ans si elle est en acier.
    Toutefois cette limite est portée à 5 ans si une inspection intérieure a été faite annuellement par un technicien habilité (Technicien en Inspection Visuelle = TIV).

Il est conseillé de la rincer après chaque utilisation et chaque année d'entretenir la peinture.

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2. Le détendeur

Essayez de vous immerger par 2 mètres de fond et d'aspirer l'air de la surface au moyen d'un long tuyau. Cela est impossible, car les muscles respiratoires ne peuvent compenser cette différence de pression. Aussi faut-il que l'air respiré soit à la pression exacte des poumons du plongeur.
L'air comprimé à 200 bars contenu dans la bouteille doit donc être détendu automatiquement.
C'est le rôle que doit remplir le détendeur.

Description du détendeur à 2 étages

C'est maintenant le plus couramment utilisé.
Toutes les grandes marques de matériel de plongée en proposent, souvent plusieurs modèles différents pour une même marque.

Tout détendeur à deux étages est composé de trois parties principales :

  1. La première partie, qui s'adapte à la bouteille, contient une chambre à haute pression et une chambre à moyenne pression.
  2. La seconde partie est un tuyau souple de faible section, contenant de l'air à moyenne pression. Il relie entre elles la première et la troisième partie.
  3. La troisième partie est composée d'un boîtier dans lequel est située la chambre à basse pression. Ce boîtier comporte également :
    1. un embout buccal
    2. deux tuyaux courts d'expiration, appelés " tuyères " ou " moustaches ".
    3. un bouton poussoir de mise en débit continu.
Schéma simplifié du 1er étage d'un détendeur à deux étages

Fonctionnement

A la pression ambiante retransmise par la membrane s'ajoute maintenant la pression exercée par le ressort.
Le total de ces deux pressions s'appelle Moyenne Pression (MP sur le schéma).
Cette moyenne pression varie selon les modèles. Elle est égale à la pression ambiante plus 7 à 10 bars suivant les modèles.

Lorsque la bouteille est ouverte, l'air à haute pression qui en provient (HP) repousse le clapet contre son siège. Si l'on crée une dépression relative dans le tuyau, par l'intermédiaire du 2eme étage, on provoque l'abaissement de la membrane et donc du pointeau qui ouvre le clapet.
L'ai passe et se met aussitôt à la moyenne pression.
Cette dépression est causée :

  1. soit par l'inspiration
  2. soit par l'enfoncement du bouton de débit continu
  3. soit par différence de pression entre embout et membrane du 2eme étage

L'arrêt de la cause de cette dépression provoque la fermeture du clapet.

Le second étage

Le pointeau a été remplacé par un levier qui a pour but de comprimer le ressort et d'écarter le clapet de son siège lorsque la membrane s'abaisse.

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3. Le manomètre

Il indique la pression régnant dans votre bouteille.

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4. Le profondimètre

Le profondimètre est indispensable au chef de palanquée.
Il indique la profondeur exacte à laquelle se trouve le plongeur et mémorise la profondeur maximale atteinte au cours de la plongée.

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5. Le matériel complémentaire

Le sac de plongée

le plongeur range son matériel dès qu'il a fini de s'en servir.

Le poignard

Placé dans une gaine fixée à la jambe. Il peut être utile pour couper un filin, un filet, etc... il est recommandé voir obligatoire.

La boussole

Utile si l'on fait un long parcours au fond ou en pleine eau ou si l'on plonge dans une grotte.

La lampe étanche

Indispensable si l'on veut explorer une grotte ou une épave. De plus elle permet de découvrir les merveilleuses couleurs invisibles à la seule lumière ambiante. Elle est obligatoire pour les plongées de nuits.

Les gants et bottillons

Les gants évitent de s'écorcher les mains sur les rochers et les oursins, car dans l'eau la peau devient très fragile. Ils protègent aussi du froid.

La montre de plongée

Permet de calculer le temps exact de la plongée. Le plongeur doit avoir entière confiance en elle.


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